Alors que le tonnerre grondait au dessus de la grande ville de Leipzig en Allemagne, un jeune homme aux cheveux noirs ébènes, seul dans son grand manoir, regardait par la fenêtre les éclairs qui jaillissaient de partout. C'était un spectacle magnifique. Jamais auparavant il n'avait connu d'aussi grande tempête faire rage au dessus de lui. Et puis il avait une vue plongeante sur la ville, encore quelque peu illuminée à cette heure tardive.
A quelques mètres de là, la force du vent avait arraché des lignes électriques, plongeant ainsi la moitié de la ville dans le noir. Bill l'aperçût. Ce qu'il ne savait pas c'est que dans quelques secondes, lui aussi allait y passer. Les lumières commencèrent à vaciller puis s'éteignirent d'un coup, le laissant seul dans l'obscurité la plus totale. Il n'avait pas vraiment peur, après tout il était chez lui. Que pouvait-il lui arriver ? Il s'avança vers un placard afin sans doute de trouver une lampe torche. Quand le grincement de la poignée de la porte de sa chambre se fit entendre ...
- Qui est-ce ?
Personne ne répondit. Il décida donc d'aller voir par lui même. Il ouvrit lentement la porte et quelqu'un le fit reculer brusquement. L'inconnu referma la porte avec son pied et continua de le pousser jusqu'à ce qu'il tombe sur le lit. Il laissa échapper un léger gémissement. Contrairement à il y a quelques minutes, là il avait maintenant véritablement peur, peur de cet inconnu qui devait d'ailleurs le sentir ...
- SShhhhhttttttt, calme-toi, je ne suis pas là pour te faire de mal.
Bill crût reconnaître cette voix, mais la peur l'avait tellement envahi qu'il se concentra plutôt sur ses gestes que sur ses paroles. L'anonyme s'allongea sur Bill doucement. Il n'était pas très lourd, en tout cas c'était supportable. Il caressait le visage de Bill du bout des doigts. Ses gestes se voulaient tendres et doux. Il approcha ses lèvres de celle du brun et s'en empara pour un court instant, pour les recapturer juste après. Il voulait jouer avec lui, il voulait surtout qu'il se détende. Mais Bill ne pouvait pas, on lui en demandait trop, se laisser faire tout et n'importe quoi par un étranger. Non ce n'était pas possible ...
- Mais qui êtes-vous ?
- Ce n'est pas important pour le moment, cela gâcherait ce moment. Tu n'as jamais eu envie de faire des choses avec un parfait inconnu ?
- Euuhhhhh ... Pas vraiment non ...
- Si vous le dites ...
En réalité, si il en avait déjà eu envie. Il aimait les mystères et là il allait être servi. Il allait lui faire découvrir tout ce qu'il avait pu seulement imaginer auparavant, tout ce dont il rêvait, exhausser ses fantasmes ...
L'innommable commençait déjà à caresser le torse de Bill au dessus de ses vêtements et à lui léchouiller ses lèvres, espérant plus tard avoir l'accès à cette magnifique bouche. Mais pour le brun, c'était inconcevable. Cependant, il fallait l'admettre, ce n'était pas si désagréable que cela. Cette personne se débrouillait très bien, puis ça n'avait rien d'un viol, Bill n'était pas vraiment consentant mais il ne le repoussait pas non plus. Puis les gestes étaient tendres.
"Il" réussirait peut-être à calmer Bill. Persuadé de cela, il poursuivit ce qu'il avait commencé, passa sa main droite sous le T-shirt, pouvant atteindre la peau douce et chaude de son torse. On ne pourrait plus arrêter notre méconnu. De ses lèvres, il descendait à son cou, doucement mais avec une certaine envie. Le soumis se laissa faire. Il n'était pas vraiment tenu, ni attaché. Au début, c'était la peur qui le freinait. Là, elle commençait très lentement à disparaître, il se sentait rassuré par ses gestes. Et même que le désir et l'envie entraient progressivement en lui.
Du côté de l'autre homme, c'était différent. Il n'y avait pas de mystère. Il fallait juste qu'il rassure son partenaire. Et cela, croyez moi, il le faisait du mieux qu'il était possible. Il posa ses lèvres chaudes dans le cou de Bill, c'était plaisant. Il le suçota, le mordilla, le léchouilla. Bill soupirait, mais plus important encore, il soupirait de plaisir. Alors cela "l" 'encourageait à poursuivre ses efforts ...
- Relève ton torse, s'il te plait ...
- P- Pourquoi ?
- Tu le sauras ...
Sans plus de cérémonie, il se releva légèrement. Ainsi, "il" pût enlever le haut de Bill. Cela rendait son corps plus accessible à ses caresses et, désormais, à ses baisers. "Il" était encore descendu et descendrait toujours plus bas. C'était son principal but : donner du plaisir à Bill. De son cou, il s'abaissa vers son torse, tout en douceur et en sensualité. Il passait délicatement ses lèvres et sa langue sur cette chair qui s'offrait à lui. S'offrait oui, Bill devenait consentant. Notre jeune allemand sentait qu'il pouvait accorder un peu de confiance en cette personne, il savait inconsciemment qu'aucun mal ne lui arriverait. Il lui permit donc de lui mordiller le bout pointu de ses jolis tétons.
- Mmmmmhh ...
Il n'en fallait pas plus pour en déduire l'état de Bill. Il se laissait aller. Il se détendait. Pour l'anonyme, les choses sérieuses allaient pouvoir commencer. Si Bill en avait envie, il allait être servi, et servi bien comme il faut s'il vous plaît. De grandes mains baladeuses arrivèrent sur les hanches de l'androgyne pour les effleurer tendrement, alors qu'une langue curieuse étendait son exploration du torse. Elle goutait chaque petit recoin, comme en manque de nourriture, en grand manque. La chaleur envahissait l'androgyne et ses mains, jusque là totalement inactives, se joignaient au dos de l'autre homme. Ce contact était chaud et doux, et contrairement à Bill, encore habillé. Un autre vêtement allait bientôt tomber. Les grandes mains s'attaquèrent à la ceinture cloutée tandis que la langue léchouillait chaque parcelle de peau qui s'offrait à elle. Arrivé au nombril, il mima un mouvement de va-et-vient des plus sensuels et des plus érotiques, produisant un petit gémissement chez sa victime. Un sourire se dessina alors sur leurs deux visages. Il était totalement assujetti. C'est pourquoi il laissa s'échapper sa ceinture, suivi de très près par son jean délavé, qui s'échouèrent quelques mètres plus loin ...
- Haaaannnn ...
Une main innocente, ou presque, vint frôler la bosse qui se formait progressivement dans le sous-vêtement de Bill. Sous-vêtement qui d'ailleurs, devenait trop serrant et trop gênant, mais il devrait patienter encore un peu. Puis, dévoiler ses parties intimes à un parfait inconnu, ça ne se fait pas, quoique ... Si. "Il" en avait décidé comme ceci en tout cas. Sa langue se trouvait à présent juste au dessus du boxer, la dernière limite. Ses doigts fins jouaient avec l'élastique, la dernière frontière. Bill gémissait de plus en plus fort, sa respiration était de plus en plus irrégulière. A ce moment, une jolie dentition attrapa le bord du sous-vêtement et fit descendre le plus lentement qu'il était possible la dernière barrière. Une telle lenteur frustrait Bill. Il avait du mal à tenir. Mais avec courage et patiente, son caleçon arriva tout de même par terre, rejoignant ses autres vêtements. Il était à présent nu, devant quelqu'un dont il ignorait l'identité. Mais ça n'avait pas d'importance, il voulait vivre la seconde.
- Mmmmmmh ... Ouuuiiiiiii
La main, coquine, venait de passer sur son gland lui procurant ainsi un plaisir immense. Cependant, comme toujours, et comme tout le monde, il en voulait plus. Et sans aucun mot, sans aucune demande, "il" commença à le masturber ...
- Mmmmh ... Plus ... P-Plus viiiite ...
Sa voix partait légèrement dans les aigus. C'est le plaisir qui s'intensifiait. Et il continuerait encore car l'homme avait accédé à sa requête, il avait accéléré. Mais il avait sa petite idée en tête. Et finir Bill comme ceci, ce n'était pas son but, ce n'était pas amusant. Après quelques secondes à grande vitesse, il ralenti. Sa proie en devenait folle ...
- Mmmhgrmpflgnn ... Nooonn ... Viite
- Non
- S'iiill ... te plait
- Non.
- P-Pourquoiiii ?
- J'ai mieux à te proposer ...
Il se pencha sur Bill et souffla sur son gland, la réaction ne se fit pas attendre. Il adorait ça. L'autre homme titilla le gland avec ses lèvres, délicatement, puis avec sa langue. C'était chaud et humide. C'était charnel et jouissif. "Il" voulait le rendre fou et "il" n'était pas très loin. Bill allait craquer. "Il" lécha sa verge de bas en haut. Ce fut la goutte d'eau ...
- HHAAAAAAAAANNNNNNN ... Ouuuiiii ... Plus ...
- Quoi ?
- P-Pitié
- Y-aurait-il quelque chose que je puisse faire pour toi ?
- P-Prend-moi ... D-Dans ... Ta Bouche.
- A tes ordres.
Bill allait avoir ce qu'il voulait. Ce bel inconnu, il ne l'avait pas vu mais il imaginait qu'il devait être charmant, l'avait pris en bouche. "Il" exerçait de très lent mouvement, trop lent. "Il" suçotait le gland. L'érection de Bill commençait à être douloureuse. Comme-ci l'autre le sentait, il accéléra. Les mouvements de va-et-vient était rapide et le sexe gonflé de Bill frappait dans un rythme soutenu sur le palais du méconnu.
- Haaaaann ... Oui ... Encoooooore ... Mmmmmhhhh ... OOUUUUIIIIIIIIIIIIIIIIIIII.
Ce dernier cri, plus aigu que tous les autres, signifiait que c'était la fin, il s'était libéré. Et le gout amer dans la bouche de l'autre personne confirmait cette hypothèse. "Il" avala cette substance. La respiration et la pulsation cardiaque du brun revenaient à la normale.
- Merci.
Bill était à présent parfaitement calme. Tout comme la tempête qui faisait rage auparavant ...
- Tom, Tom tu es là ? Je suis rentrée.
Brusquement, la porte de la pièce s'ouvrit, la mère y faisant irruption. Elle alluma la lumière, rétablit après l'orage, et découvrit ses deux fils, dont l'un d'eux était nu. Maintenant, notre anonyme n'en était plus un. Cela méritait bien quelques explications ...
- Qu'est-ce que vous faites comme ça ?
- Euh ... Et bien ... J'étais venu voir Bill et ... Il dormait ... Nu ... Et je l'ai réveillé ...
- Oui ... C'est ça.
- Mmh ... Ok ... Bon et bien je vous laisse.
Sur ces mots, elle partit ...
- Qu'est-ce ... Pourquoi ?
- Euh ... Je ne sais pas comment te le dire Bill ...
- ...
- C'est assez délicat. Je t'aime.
- Ah ... -rougit- Mais ... Euh ... Moi aussi Tom
HET EIND
Joyeuses pâques
Pour l'occasion, il y aura un lemon chocolaté demain ;)